11 novembre 2017

Tesla Model X, le SUV de tous les superlatifs

On a beau chercher, on peine à trouver à la Tesla Model X un réel défaut. Si ce n’est son prix. Mais, dans le fond, elle le vaut bien, non?

La Tesla Model X
La Tesla Model X.
Temps de lecture 4 minutes

Mon grand ami Pete, batteur québécois, est en tournée avec la talentueuse Klô Pelgag et c’est à Saignelégier (JU) qu’avait lieu l’unique concert en Suisse de cette fin de saison. Une petite délégation neuchâteloise s’est organisée pour monter les écouter et j’ai évidemment proposé de faire profiter mes amis de l’extraordinaire voiture de la semaine: la Tesla Model X 100D.

C’était à prévoir, les compliments ont plu, aussi bien sur l’opulence de son intérieur que pour ses accélérations diaboliques : moins de 5 secondes au 0 à 100km/h, il y a de quoi se créer quelques belles sensations ! Bien que nous ayons affaire à un gros bébé de près de 2,5 tonnes, le Model X est étonnant de légèreté. La conduite est fluide, précise et ultra dynamique, et bien que, SUV oblige, le centre de gravité soit plus haut que sur le Model S (la berline), le véhicule fait preuve d’une stabilité et d’un répondant sans faille.

Sur le retour, peu après minuit, j’ai repéré une jeune femme qui faisait de l’auto-stop au bord de la route. Comme nous avions encore de la place dans le véhicule qui compte 7 place au total, nous nous sommes arrêtés, non sans nous réjouir de la réaction émerveillée de notre invitée à l’ouverture de la porte « Falcon Wing ». La demoiselle voulait se rendre à Saint-Sulpice au Val-de-Travers. N’ayant pas le cœur à la laisser attendre dans le froid plus longtemps, nous avons décidé de faire un détour de plus d’1h30 pour l’y emmener. Avec la grande majorité des voitures 100% électriques, ce genre d’élan de spontanéité n’est pas vraiment possible. Leur autonomie ne le permet pas. Avec Tesla, c’est différent. Même en se permettant quelques accélérations poussées et en navigant dans des paysages vallonnés et même en faisant principalement de l’autoroute, l’autonomie n’en souffre presque pas et permet, en tout cas, de rouler largement plus que 430 kilomètres. Quant à la charge, comptez un peu plus d’une vingtaine de minutes pour charger le véhicule à 80% sur un superchargeur, et de 3 à 4 heures sur une borne publique.


Silencieuse, respectueuse des poumons de la population, puisque l’électrique ne produit pas d’émissions directes, et SUV le plus sûr jamais construit, je peine à lui trouver un réel défaut. On pourrait lui reprocher son prix, plus de 100'000 francs tout de même, mais pour relativiser un peu, elle les vaut clairement et il ne faut pas oublier que l’électricité sur toutes les bornes Tesla et partenaires est gracieusement offerte par la maison.

Et dans la vraie vie, elle est comment cette voiture?

Le look La Tesla Model X est un SUV unique aux lignes fluides et à la carrure taillée pour les Amériques. Plus de 5 m de long, 2 m 27 de large avec les rétroviseurs, elle peut donner du fil à retordre dans les ruelles étroites. Sa silhouette sobre et élégante est sublimée par un avant expressif et harmonieux, dessiné pour minimiser la résistance au vent.

Les portes Falcon Wings Vous vous souvenez de la ­DeLorean dans le film Retour vers le futur et de ses portières qui s’ouvrent en basculant sur le toit? Eh bien c’est pareil pour les portes des passagers arrière sur le Model X! L’ouverture et la fermeture automatiques s’activent en pressant sur la clé, ou via des commandes à bord. En cas de plafond trop bas ou d’espace trop restreint, le degré d’ouverture s’adapte. Ailes complètement déployées, la voiture ressemble à un vaisseau spatial: la grande classe!

L’intérieurSi l’extérieur divise, l’intérieur, lui, met tout le monde d’accord. Luxueux, spacieux, confortable et intelligent, l’habitacle est aussi lumineux grâce à son toit panoramique de série. L’accès à la troisième rangée de sièges (dissimulée dans le plancher totalement plat du coffre) est facilité par les portes Falcon Wings d’une part, et par la commande électrique des sièges de l’autre. En pressant sur un bouton, la banquette s’ouvre en éventail, avec une grâce hypnotisante. Seul hic, il ne faut pas être pressé. Entre l’ouverture des Wings et les déplacements des sièges, il faut compter près de 10 secondes pour pouvoir s’assoir et tout autant pour que les sièges se remettent en place et que la porte se ferme.

Le tableau de bord La première chose qu’on remarque en entrant dans ce vaisseau est l’immense ­tablette tactile de 17’’ qui orne son tableau de bord. Centre névralgique, la tablette permet, entre autres, de naviguer sur Google Maps et de connaître les emplacements des bornes de ravitaillement, d’accéder à Spotify, mais également d’accéder aux statistiques et informations sur la conduite, le niveau de charge et la consommation, ou encore d’ouvrir les portes, coffres et clapet et même de modifier la hauteur de caisse.

Coffres Au pluriel s’il vous plait ! Comme toute la machinerie se trouve dissimulée dans le plancher, Tesla propose deux espaces de chargement, un, gigantesque à l’arrière, et un deuxième à l’avant, suffisant grand pour y caser un gros sac de voyage.

Bonus Un menu caché permet de faire apparaitre des goodies dans l’interface de la tablette. Par exemple, on peut choisir le mode « Mars » et la carte de la navigation habituelle se transforme en planète rouge. On peut également transformer l’écran en palette de dessin à la manière de « Paint » mais on évitera de gribouiller en conduisant.

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